Allez, commençons notre série de fiches pratiques par les systèmes de règlement à appliquer avec nos partenaires algériens. Comme vous le savez sans doute, toute importation de biens dont le montant est supérieur à 1000 euros environ, doit faire l'objet d'une ouverture de crédit documentaire de la part de votre partenaire local. Ce montant minimum de 100.000 DZD correspondant au montant FOB (Free on Board soit à bord du navire) et s'applique aux entreprises privées, mais également publiques lorsqu'elles sont à caractère industriel ou commercial).
Sans rentrer dans les détails, le paiement par crédit documentaire constitue un engagement de paiement irrévocable (mais sous certaines conditions) donné par la banque de l'acheteur en faveur du fournisseur. Nous reviendrons sur la technique particulière de ce mode de règlement mais n'oublions pas que les meilleurs spécialistes en la matière sont souvent nos chers banquiers !
Bref, le paiement par crédit documentaire est soumis à quelques réserves et obligations, surtout de la part de l'importateur. Il doit par exemple domicilier toutes ses opérations auprès d'une banque algérienne, ou souscrire à une assurance relative à l'importation des biens concernés.
Outre les documents classiques tels que factures, bordereaux de livraison, packing list, l'exportateur devra fournir un certificat d'origine indiquant, comme son nom l'indique, l'origine des marchandises, ce document étant visé par la chambre de commerce de votre département. Le fournisseur devra également produire un certificat de contrôle de la qualité des marchandises livrées (à organiser au moment du chargement sur container), certificat de contrôle émis par un organisme habilité tel que Veritas, Lloyd...
Pour les industriels de l'agroalimentaire, bien penser à fournir un certificat phytosanitaire (venant d'un laboratoire habilité).
Ne manque enfin plus qu'un seul document officiel : le certificat de conformité (mentionnant que les produits sont conformes aux normes européennes en vigueur au jour du certificat) que vous aurez soin de produire vous-même.
Enfin, dernier point qu'il faut avoir à l'esprit, le règlement d'un acompte éventuel ne peut dépasser 15% du montant FOB total mais peut faire l'objet d'un virement bancaire (largement préférable au paiement par crédit documentaire) contre garantie bancaire de restitution de l'acompte - ce qui est moins simple.
L'exportation vers l'Algérie requiert donc une bonne technicité financière, je vous invite alors à vous appuyer totalement sur votre banquier, votre transitaire ainsi que sur votre CCI rompue à ce genre de procédures, mais dans tous les cas, à respecter scrupuleusement l'ensemble de ces obligations afin de ne pas risquer de voir votre container bloqué dans un port algérien. Sachez vous familiariser avec l'ensemble de ces pratiques pour avoir le plaisir de travailler avec d'excellents professionnels aussi redoutables acheteurs que fins techniciens.
Sans rentrer dans les détails, le paiement par crédit documentaire constitue un engagement de paiement irrévocable (mais sous certaines conditions) donné par la banque de l'acheteur en faveur du fournisseur. Nous reviendrons sur la technique particulière de ce mode de règlement mais n'oublions pas que les meilleurs spécialistes en la matière sont souvent nos chers banquiers !
Bref, le paiement par crédit documentaire est soumis à quelques réserves et obligations, surtout de la part de l'importateur. Il doit par exemple domicilier toutes ses opérations auprès d'une banque algérienne, ou souscrire à une assurance relative à l'importation des biens concernés.
Outre les documents classiques tels que factures, bordereaux de livraison, packing list, l'exportateur devra fournir un certificat d'origine indiquant, comme son nom l'indique, l'origine des marchandises, ce document étant visé par la chambre de commerce de votre département. Le fournisseur devra également produire un certificat de contrôle de la qualité des marchandises livrées (à organiser au moment du chargement sur container), certificat de contrôle émis par un organisme habilité tel que Veritas, Lloyd...
Pour les industriels de l'agroalimentaire, bien penser à fournir un certificat phytosanitaire (venant d'un laboratoire habilité).
Ne manque enfin plus qu'un seul document officiel : le certificat de conformité (mentionnant que les produits sont conformes aux normes européennes en vigueur au jour du certificat) que vous aurez soin de produire vous-même.
Enfin, dernier point qu'il faut avoir à l'esprit, le règlement d'un acompte éventuel ne peut dépasser 15% du montant FOB total mais peut faire l'objet d'un virement bancaire (largement préférable au paiement par crédit documentaire) contre garantie bancaire de restitution de l'acompte - ce qui est moins simple.
L'exportation vers l'Algérie requiert donc une bonne technicité financière, je vous invite alors à vous appuyer totalement sur votre banquier, votre transitaire ainsi que sur votre CCI rompue à ce genre de procédures, mais dans tous les cas, à respecter scrupuleusement l'ensemble de ces obligations afin de ne pas risquer de voir votre container bloqué dans un port algérien. Sachez vous familiariser avec l'ensemble de ces pratiques pour avoir le plaisir de travailler avec d'excellents professionnels aussi redoutables acheteurs que fins techniciens.
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